De la joie, de la fierté, beaucoup de détermination, une bonne dose de tension et quelques larmes de déception : l’édition 2026 de la Plastimo Lorient Mini 6.50 aura été, cette année encore, plus que généreuse en termes d’émotions ! Si les tenants du titre en prototype comme en série n’ont pas réussi cette fois à se succéder, la bataille aura tenu ses promesses et permis aux marins aguerris comme aux nouveaux venus sur les pontons lorientais de se rappeler pourquoi ils aimaient tant régater – et nous tant les admirer.
C’est un léger parfum de fin de règne qui flottait sur la remise des prix de la Plastimo Lorient Mini 6.50, samedi 11 avril à la Maison des Skippers de Lorient la Base ! Et c’est aussi le premier constat que tiraient les vainqueurs de cette douzième édition dans la catégorie « série » en arrivant au ponton. « C’est un plaisir de mettre un terme à la série de victoires de Paul Cousin, et je le savoure tout particulièrement », s’amusait ainsi Thomas André, qui avec sa comparse Margot Vennin, a mis 26 heures et 38 minutes pour boucler les 196 milles du parcours. Soit six minutes de moins que le dit Paul Cousin, qui associé cette année à la Japonaise Naho Takahara, n’aura donc pas réussi à signer sa quatrième victoire consécutive sur la PLM 6.50 !
Un finish dans un mouchoir de baille à bouts, qui reflète parfaitement l’intense bagarre que se sont livrés les marins tout au long de la course - les troisièmes, Noé Ackermann et Louise Duval, pointant l’étrave arrondie de leur Maxi 6.50 Naviguer large – AMIPI à peine 17 minutes derrière.
« Ça a été une course intense, avec beaucoup de changements de voile, du match tout le long, c’était génial », résumait ainsi Margot Vennin, tout sourire de cette belle performance à bord de son Kefeleg qu’elle espère mener vers bien d’autres victoires cette année. « Je suis le détrôné, mais c’était quand même une super course », reconnaissait, pas rancunier, Paul Cousin, avant de se consoler d’une belle rasade de champagne !
Victoire du duo hispano-argentin !
Côté prototypes, le couperet était lui tombé un peu plus tôt dans la nuit pour les tenants du titre Benoît Marie et Caroline Boule. Si la paire de Nicomatic – Petit Bateau cravachait bien en tête après le passage de Belle-Île, le démâtage de leur Mini à foils a eu raison de leurs ambitions. Secouru par la SNSM, qu’ils ont tenu à remercier pour « leur professionnalisme et leur gentillesse », le binôme a pu récupérer tous les morceaux de gréement, avant de tracter leur bolide à bon port. « C’est une étape qu’on aurait préféré ne pas vivre, mais on a eu de la chance : dix minutes plus tôt on se serait échoués sur les cailloux, soulignait Caroline Boule, qui doit reprendre la barre du prototype sur toute la saison 2026. Le tube s’est cassé en deux, on ne sait pas pourquoi. On va analyser ça, en tirer les conclusions et tout faire pour revenir le plus vite possible ! »
C’est donc la paire composée de Carlos Manera et Chantal Ferrero qui aura profité de cette mésaventure pour récupérer la couronne lorientaise, bouclant le parcours vendredi matin, après seulement 24 heures et 36 minutes de course. « On était très content de notre départ ! Ça faisait longtemps que je n’avais pas navigué avec le bateau donc il faut retrouver les automatismes, mais la course était chouette, c’était de belles conditions assez rapide, a expliqué le skipper de Xucla, qui avait fini deuxième de la Minitransat 2023. Et on ne savait pas du tout qu’on était en tête au passage de ligne ! C’était une belle surprise ! » Derrière, Robinson Pozzoli et Eleanor Charrier à bord de Uoum, et le duo formé par Duarte Cymbron et Thaïs Le Cam ont complété le podium.
« Une sacrée dose d’enthousiasme et de plaisir »
Avec seulement 8 abandons sur les 68 équipages au départ, la PLM aura été « encore une fois une très belle réussite », s’est félicité le directeur de course Yves Le Blévec, qui a apprécié « cette jolie parenthèse dans [son] quotidien ». « A chaque fois, il y a des nouveautés, cette année on avait quand même les locaux de la Maison des skippers, et c’est difficile de trouver mieux pour l’organisation de course ! a salué le gagnant de la Minitransat 2007. C’est aussi une belle édition grâce à l’énergie de tous les gens qui gravitent autour de cette course, notamment du côté de Lorient Grand Large et du Centre Nautique de Lorient, de tous les bénévoles et professionnels qui font toujours un super boulot. Et bien sûr, c’est aussi grâce à vous les concurrents, qui nous amènent une sacrée dose d’enthousiasme et de plaisir ! »
Fidèles au poste, les partenaires historiques de la course, dont l’entreprise lorientaise Plastimo, ont aussi salué – et gâté de quelques généreux lots – les coureurs. « La PLM, c’est une inspiration pour nous, avec ses valeurs d’humilité, de persévérance et d’audace, a souligné Christophe de Robien, le directeur général du groupe spécialisé depuis soixante ans dans le nautisme. Surtout, c’est pour nous le symbole de notre lien avec les coureurs. Vous mettez nos produits à rude épreuve et on en est très heureux, n’hésitez d’ailleurs pas à nous faire vos retours si vous en avez ! »
Tout juste élue, la conseillère communautaire déléguée à la maritimité et au nautisme – et elle-même ancienne concurrente de la PLM en 2023 et 2024 – Caroline Olagne Vieille a également célébré « cette course ancrée dans le territoire depuis de nombreuses années, et qui a vocation à exister encore longtemps ». « Merci à Lorient Grand Large, qui a porté cette course dans une période de transition complexe. Merci aux bénévoles et aux professionnelles : il y a une envie que les courses existent à Lorient, et c’est une chance ! »
MERCI !
Merci à l'ensemble des bénévoles de la PLM 6.50 2026, à terre et en mer. Des forces vives précieuses sans qui la réussite de l'événement ne pourrait être !
Merci à l'ensemble des partenaires fidèles : Lorient Agglomération, Plastimo, Incidence Sails, Tonnerre Gréement, Azimut, Le Comptoir Groix & Nature, Décosail, Rom-Arrangé, Teem et Le Télégramme.
À l'année prochaine 👋











